Une technique millénaire

Sur une carcasse démontable recouverte d’une longue corde de chanvre, enroulée en spires serrées de bas en haut …

… le potier applique minutieusement la terre …

… jusqu’en haut de la forme …

… prépare un très gros colombin …

… qu’il pose en haut pour former le col de la jarre.

Pendant qu’un aide maintient le tour en mouvement (pas simple d’actionner soi-même le tour à pied tout en travaillant une pièce de cette taille), le potier donne ensuite au col sa forme définitive.

Après une courte attente (il faut que la terre ait un peu séché pourse « tenir », mais pas trop pour que le retrait ne soit pas encore trop sensible), la corde sera ensuite déroulée pour accéder aux différents éléments de la forme (base + sommet dans lesquelles viennent s’emboîter des sortes de baleine) qui sera démontée et extraite de la jarre. Après, ça se manipule, cuit, décore, etc. comme une poterie au tour sauf que, sur une pièce de cette taille (il paraît que c’était une « petite » faite rapidement pour les besoins de la démonstration !) les défauts ne pardonnent pas, et la casse n’est pas rare. A première vue, ça paraît beaucoup plus simple que le tour « classique » mais l’expérience et l’habileté du potier sont des facteurs-clés de réussite. Pour cette visite-démonstration dans le cadre du Festival Nature, Daniel Castel nous recevait dans son atelier du splendide village de La Valette, où étaient exposées une bonne quinzaine de ces jarres (je regrette de n’avoir pas pris de photos …)


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